mardi 31 janvier 2017

QUEBECQ ET IMMIGRATION MUSULMANE

Le fait tragique survenu dans une mosquée au Québec met fatalement en lumière le cas tout à fait atypique de l’immigration au Canada et en particulière dans la région francophone du Québec, comme le prouvent les articles que consacrent a ces sujet le journal français « Le Figaro » dans son édition d'aujourd'hui. Les victimes de l'attentat était tous des ressortissants des pays musulmans -l'Algérie,le Maroc, la Tunisie et la Guinée (Conakry)- et un d'entre eux, un Marocain, était professeur réputé de l'Université (catholique) de Laval, celle ou suivait ses études l’auteur de l'attentat. Un pays désagrégé -de l'image qui se dégage du reportage du journal français-, le Canada, avec de villes comme Toronto (4 millions d'habitants, comme Madrid) et Vancouver (600.000) à majorité immigrée ayant devenu (sic) villes asiatiques, à commencer de par leur physionomie.
Comme l'est devenu Londres -peut-on y ajouter- dans certains de ses quartiers. Et avec des perspectives de croissance qui rendraient de provinces entières -comme celles de Toronto et Vancouver- pour ses trois cinquièmes composée de population musulmane dans l'espace de quinze ans. L'attentat à la mosquée se serait vu précédé d'un jour par l'annonce du premier ministre Justine Trudeau, francophone (voir première photo) -fils de Pierre Eliott Trudeau, figure emblématique (de gauche) de la politique canadienne et québecoise des années soixante et septante (du siècle dernier)- dont la politique en matière d'immigration basée sur la multiculturalité (sic) rencontre un fort rejet auprès de certaines franges de la population surtout chez les Quebecois de souche, d'être prêt a accueillir tous les immigrés refoulés des États-Unis par les nouvelles mesures -de prohibition d'entrée dans le territoire de ressortissants d'une liste de sept pays musulmans- renforçant ainsi la croissance annuelle d’afflux d'immigrés dans le pays, de l'ordre de 320.000 l'année dernière, et qui se prévoit qu'atteigne le 450.000 dans l'espace de cinq ans. Le tout dans le cadre d'un plan ambitieux de expansion démographique -en fonction d'objectifs à la fois politiques, démographiques et humanitaires- pour l’ensemble de la population du Canada qui compte pouvoir atteindre le chiffre de cent million d'habitants (sic) à la fin du siècle. L'annonce du premier ministre canadien -dont le gouvernent compte plusieurs ministres d'origine asiatique -Afghans, Indiens sikhs, comme le ministre de Défense (voir la seconde photo)- aura été suivie des déclaration de son ministre de l'Immigration -d'origine somalienne- déclarant que leur politique migratoire se base (sic) sur la compassion. De quoi rallumer -on conviendra- par derrière le formidable débat que l'immigration en masse provoque dans les pays occidentaux, un autre plus ancien de nature philosophique -et religieuse- qu'avait soulevé Frédéric Nietzsche de par les critiques et accusation versées contre l compassion/chrétienne (sic) versés dans son ouvrage l'Antéchrist”

lundi 30 janvier 2017

PATER VERSCHAEVE ET BERT ERIKSSON (la Guerre Civile Européenne) (2)

Cyriel Verschaeve, Pater Verschaeve pour les zélateurs de sa mémoire. Entre eux, Bert Eriksson -aujourd'hui il y a longtemps décédé- qui fut fondateur et dirigent du VMO (Vlaamse Militante Orde) le principal groupe militant en Flandres après la Seconde Guerre Mondiale. Je le connus Bert Eriksson, je le trouve aujourd'hui -en vision rétrospective- même responsable directe du boycott (discret) dont je m'étais senti l'objet dans le milieu des nationalistes flamands et des nationalistes belges unitaires -et quelques gendarmes (aujourd'hui appelés policiers fédéraux)- qui fréquentaient un bistrot d'ambiance flamande ("L'Uilenspiegel") situé derrière le Hal de Saint-Géry au centre de Bruxelles, auquel je me rendis périodiquement pendant quelques mois, mes premières années de séjour à Bruxelles -après avoir séjourné quelques années en Flandres-, début des années nonante. Personne ne m'y mis à la porte, c'est vrai, mais je décidai moi-même de ne plus y retourner après avoir senti à partir d'un moment donné un certain refroidissement à mon égard suite à ma rencontre sur le comptoir de ce bistro -en train de prendre un verre tous les deux- avec Erikson justement. Qui fut correcte et aimable avec moi d'ailleurs évoquant une de ses visites à la Vallée de los Caídos -lors de l'un des anniversaires de la mort de José Antonio et Franco-, et celui que l'accompagnait se montrait plus enthousiaste encore de ses souvenirs de là-bas et de cet éphéméride (du 20 novembre) Aujourd’hui jetant un regard froid et objectif sur tout ça je trouve n'avoir été victime alors que de l'excommunication (latae sententiae, art. 1370 cc) que je traîne depuis mon geste de Fatima -cela fait trente-quatre ans- ici en Belgique dans les milieux nationalistes -belges unitaires ou séparatistes flamands- de même qu'en Espagne dans les milieux “patriotes” - « d'extrême droite »  pour ainsi les appeler-qui furent ceux de mon back-ground sociologique et de mes années de très jeune dans l'université (à Madrid) Eux tous, aussi bien les Belges nationalistes que les Espagnols patriotes restaient dans l'orbite de l'église catholique et étaient tenus pour autant -et le sont toujours- par les liens strictes de l'obéissance canonique, même si certains d'entre eux s'en défendaient (« nous on est des païens » disaient-ils naïfs...) Erikson -de père finnois nota bene (ce que j’ignorai alors, moi qui le prenait pour un Flamand pur) (...)- s'était distingué ramenant de façon clandestine en Belgique les restes de Cyriel Verschaeve de l'Autriche ou celui-ci s'était réfugié et était décédé après la guerre. Détail piquant, pater Verschaeve, comme bon flamingant -savoir "Dietser" (Grooot-Nederlandisch)- était un fervent admirateur du général Christiaan de Wet, chef militaire des boers de l'Afrique du Sud, descendants des protestants calvinistes hollandais qui n'auraient eu rien à faire de cette bonne vieille soutane que porta toujours si fier -même dans sa rencontre à Berlin avec le docteur Goebbels pendant la Seconde Guerre Mondiale- ce prêtre nationaliste flamand (de l'aile radical de la Collaboration, De Vlag) Héritage sans conteste du passé espagnol dans les Pays Bas d'ailleurs

samedi 28 janvier 2017

LETTRE OUVERTE Á YVAN BENEDETTI

On reste amis et proches, Yvan, mais que les choses soient claires entre nous. Je traîne depuis des années -quelque chose de notoriété publique- un contentieux personnel sur le plan de l'honneur avec Manuel Andrino -principal inculpé dans l'affaire Blanquerna (dont tu t'es exprimé sur ton compte Facebook- - qui m'avait injurié gravement -avec note d'infamie- dans ses forums « Azul Mahon » (aujourd'hui fermés)- comme je te l'avais fait savoir en toute franchise lorsque je t'avais reçu chez moi, très volontiers d'ailleurs, en mai 2015 dans mon domicile à Bruxelles. C'est ce qui m'a fait prendre des distances de cette affaire. C'est gens-là auront montré carrément qu'en ce qui me concerne, pour eux, la fraternité phalangiste (« santa hermandad de la Phalange ») s'efface devant la communion dans la sainte/mère/l’église pour la quelle je ne suis qu'un excommunié suite à mon geste de Fatima (« excommunication latae sententiae », can. 1370 code de droit canon) Et de même on peut dire des nationalistes belges -aussi bien chez les nationaliste belges unitaires que chez les nationalistes flamands- qui m'ont toujours ignoré malgré tout ce que les journaux belges se sont occupé de moi les trente ans de mon séjour en Belgique jusqu'à présent. Même en prison -en 2000 à Bruxelles- ils me tournèrent complètement le dos. Concernant les Espagnols sur le plan religieux, je t'avais entendu parler en public à Madrid tonner contre le concile, et je crois que tu te faisais des illusions, Ivan. En Espagne il n'y eut pas de réaction au concile vatican II (ni en Belgique non plus d'ailleurs) -comme ce fut par contre le cas en France, particulièrement dans les milieux nationalistes-, il ne pouvait pas y avoir d'ailleurs, je me suis déjà exprimé longuement là-dessus aussi. D'ailleurs, désormais j'envisage autrement que ces groupes phalangistes le problème catalan, comme je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur mon blog. Je me sens désormais plus proche là-dessus -sincèrement parlant,en tant que patriote espagnol de vocation européenne- des point de vue des identitaires catalans. Voila que ce que je te devais, Yvan. En toute amitié et solidarité idéologique. Sans remords ni regrets ADDENDA (à l'attention des lecteurs de mon blog en français) L'affaire Blaquerna tire son nom de la Délégation de la « Géneralitat » catalane -gouvernement autonomique catalan- à Madrid qui fut pris d'assaut il y a trois ans par un groupe de « patriotas » -surtout des phalangistes-, qui se sont vu maintenant confirmés dans leurs condamnations à des peines de prison ferme par la Cour Suprème (Tribunal Supremo en Espagne) Ce qui a donné lieu à des manifestations de rue aujourd'hui dimanche à Madrid et à Barcelone

vendredi 27 janvier 2017

NOUVEAU PRIMAT FLAMAND DE GAUCHE

Primat de Belgique est une fonction (et un poste à la fois) éminemment politique -au sens de la politique religieuse- dans un pays ou règne de facto une séparation entre église et état -sans loi de séparation nonobstant comme c'est bien le cas en France- et ou l'institution royale se voit identifiée par tradition à la confession catholique et où la population continue à être majoritairement catholique surtout du coté nord de la frontière linguistique. Le nouveau primat de Belgique, monseigneur Kessel, ancien évêque de Bruges qui vient d'être nommé il y un peu plus d'un an par le pape actuel aura affiche tout de suite la couleur, en faveur des pauvres (sic) des réfugies (sic) et de l'environnement, un programma de gauche le moins que l'on puisse dire, en harmonie avec l'image -de plus en plus critiquée- qu'offre l'actuel pontificat. Ce-ci au fil d'un mouvement de balançoire que dessinent les successifs primats de Belgique depuis des décennies. De Suenens -flamand de Bruxelles, et confesseur de la reine Fabiola (et influent père conciliaire nota bene au concile Vatican II)- à Danneels, flamingant bon teint- qui n'eut jamais nota bene dans ses longues années de primat le moindre mot de reconnaissance de la dette historique de l'église catholique et du catholicisme en Belgique envers la présence espagnole au Pays Bas pendant des siècles. L'évêché de Bruges n'est pas moins un poste de la plus grande influence politique comme l'illustre la figure de Monseigneur De Smedt, évêque de ce diocèse au moment de la partition de l'université de Louvain en 68 (voir photo), et à qui on attribue avoir joué un rôle de bélier (sic) -comme je l'aura entendu moi-même ici en Belgique des gens qui vécurent les événements de près- décisif et déterminant alors dans la partition linguistique de la plus ancienne université belge

jeudi 26 janvier 2017

HAMON...ET SORAL

J'aurais suivi par morceaux hier soir le débat des primaires de la gauche Valls-Hamon en France. Un peu à contrecœur c'est aussi vrai. Guère attiré, ni par les deux adversaires ni par les sujets dont ils auront débattu où la politique étrangère aura brillé par son absence, ce à quoi on aurait peut-être du s'attendre d'un débat entre français (je me permet de rétorquer en passant sans une méchanceté quelconque) Je n'auras pas suivi pas a pas jusqu'aujourd'hui la actualité politique en France, je l'avoue, encore moins cela va de soi, l'actualité de la gauche et de la politique socialiste et de ses conflits internes et les luttes de tendance dans son sein. On les attendait sur certains points particulièrement brûlants comme celui de la laïcité. Hamon avait un peu raison de dire que la droite et « l'extrême droite » s'approprient aujourd'hui indûment du concept -face au défi islamiste- alors qu'ils en étaient les ennemis historiques. La confrontation avec son rival n'en donna pas moins l'impression nonobstant que ni l'un ni l'autre arrivaient a sortir de l'impasse où cette vieille notion de laïcité -et la loi française de séparation (1905) qui la protège- se voit fatalement placée du fait l'afflux migratoire de confession musulmane en France et du surcroît, dans les différents pays européens. Lux ex Oriente? La solution ne viendrait-elle de l'Orient, de cette Syrie où le régime triomphant prône depuis toujours une laïcité conçue non dans un sens belligérant (anti-catholique) comme ce fut historiquement le cas en France, sinon comme le fondement même de la nationalité, dans un équilibre entre les différents confessions (les non-croyants y compris) ? Quoiqu'il en soit, Hamon -représentant d'une gauche « indignée » (« nota bene » à la française) et attaqué par certains pour ses positions pro-palestiniennes- semble sorti gagnant du débat, et c'est dans la mesure ou Valls n'arriva pas -de l'avis général- à  le déstabiliser, seul moyen dont celui-ci aurait pu se servir pour rattraper l'écart en faveur de son rival du fait des résultats du premier tour et aussi d'un réservoir des voix bien plus grand que celui de son rival face au deuxième tour. Effet en dernier ressort du rejet que dans une partie de la population française l'ancien chef de gouvernement socialiste -et ancien ministre de l'Intérieur- semble trouver du fait de ses origines (mal assumés)? La question se pose inéluctablement. Et aux dernières nouvelles, Hamon aura reçu le soutien d'Alain Soral, le polémiste controversé faisant duo avec Dieudonné (voir photo), mentionnés tous les deux dans le débat par Manuel Valls

mercredi 25 janvier 2017

JEAN-MARIE LE PEN ET LES ROMS

Le président d'honneur du Front National, Jean Marie Le Pen -aujourd'hui aux prises avec la présidente du parti, Marine Le Pen, sa propre fille- vient d'être jugé en appel des propos tenus à Nice en 2013 lors d'une conférence de presse sur les Roms, dont il avait qualifié leur présence dans la région d'urticante (sic) et d'odorante. En première instance il avait été condamné à une amende de 5000 euros, pour « provocation à la haine » et "à la discrimination" Lors de l'audience en appel Jean Marie Le Pen se sera ratifié dans ses déclarations premières “Ce sont des termes que je maintiens car je les ai pensé” a-t-il déclaré, se défendant d'être mu par la haine. « Je suis un homme libre » “La haine est un sentiment qui m'est étranger” ajouta-t-il. “J'ai des compassions pour les Roms, mis j'en ai plus pour les Niçois” Et son avocat d'évoquer les gens du voyage « croupissant dans leurs excréments » Des propos dan son ensemble qui en disent long du débat -idéologique et philosophique- sous-jacent à cette affaire et à la polémique qui s'ensuit. ¿Haine ou amour légitime de soi (et des siens)? Un débat vieux comme l'histoire de la pensée -et de la morale (laïque)- que je laisse volontiers aux professeurs et maîtres à penser dans l'orbite de l'ULB Même si dans le cas de Roms il s'agit des gens protégés par le statut de victimes -et des vainqueurs à la fois- de la Seconde Guerre Mondiale (après 45)

lundi 23 janvier 2017

VISITE PAPALE À ESPAGNE? (À L'ATTENTION DE L'INTERPOL)

¿Visite papale en Espagne ? L'interview du journal El País au pape François du dimanche dernier (voir la dernière entrée de mon blog en langue espagnole) aura été précédé de quelques mois du souhait exprimé par le pontife -en septembre dernier- de se rendre à Fatima à l'occasion du Centenaire des apparitions (le 13 mai prochain) Et le jour même où l'interview eut lieu -vendredi dernier- fut annoncée l'invitation au pape de madame la mère de Madrid pour qu'il rende visite à la capitale d’Espagne au printemps prochain. Comment ne pas voir donc dans cette interview fleuve (de six pages) l'annonce et les préparatifs à la fois de cette visite? Mieux vaut prévenir que guérir et je tiens à rappeler ici qu'en mai 2000 (voir photo) alors que je me trouvais en Belgique en séjour parfaitement légal depuis treize ans -exactement depuis mars 1987 quand j'arrivai pour y fixer mon lieu de résidence jusqu'aujourd'hui je fus l'objet d'un mandat d'arrêt international (sic) amplement répercuté dans les médias belges et espagnols et dans d' »autres pays européens comme le Portugal, la France ou l'Italie. J'ai jugé prudent donc en prévision de déboires ou des difficultés à l'occasion de la (probable) visite du papa François en Espagne en liaison ou pas avec la visite du pontife au Portugal, le début d'une campagne dans mon blog en langue espagnole contre cette visite pour des motifs qui me semblent parfaitement légitimes relevant du domaine de l politique religieuse

dimanche 22 janvier 2017

PAPE FRANCOIS ET LA MALÉDICTION "ARGENTINE"

Dans une interview qui publie le journal espagnol El Pais dans son édition du dimanche (aujourd'hui), le papa François parait choisir la fuite en avant dans le débat suscité par sa politique migratoire qu'illustre bien l'ouvrage” “L'Église et l'immigration dont nous nos avons fait écho sur ce blog. Une interview  fleuve de six pages (six) -du jamais vu dans ce journal!- annoncée pleine page dans la couverture.  A gauche toute! Sans se soucier le moins du monde lorsqu'il rattache aux nazis et à Hitler (voir photo) à tous ceux qui voient le problème que pose l’immigration exactement à l'opposé de comme il la voit. Malédiction argentine! Celle d'un pais qui s'était révolté contre l'Espagne -au nom des idéaux de la Révolution Française, c'est vrai- et qui était devenu au fil de successive génocides d'Indiens perpétrés par leurs gouvernants, tout au long du XIX siècle les décennies qui suivirent l’Indépendance, un pays de immigrés par un accueil en masse d'une immigration européenne d'origine  stimulée et promue par les pouvoirs publics dans le but suprême -à peine déguisé- de blanchir la race et européaniser le pays au prix du dénigrement systématique de leur passé espagnol et d'un reniement continuel des liens de sang qui leur liaient à la “Mère Patrie” On ne peut pas pas en effet bien comprendre la position -déroutante, scandaleuse, irresponsable- du pape François à l'égard de l’immigration en masse, sans tenir comporte de ses origine de fils d'immigrants...à Buenos Aires. Malédiction « argentine »!

samedi 21 janvier 2017

VALLS ET LE SYNDROME DE LA GUERRE D'ESPAGNE

Il m'aura fallu la moitié de ma vie (et plus) s'écoulant en terres de francophonie pour réussir à capter ne soit-ce qu'un peu, sous ses masques glaciales et sarcastiques de trop parfois -pour un humour espagnol en tout cas-, l'humour français (version manga) dans toute son splendeur, mais maintenant ça y est ! car ma foi, qu'est-ce que j'aurai pu rire voyant le candidat aux présidentielles Emmanuel Macron (voir photo) caractérisé dans les réseaux sociaux en Dragon Ball après son discours enflammé de juste avant les fêtes, le dix décembre, au Parcs d'expositions à Paris, devant un public -quelques quinze mille personnes (trois fois de plus que le partis socialiste au même endroit une semaine plus tôt)- survolté par les paroles enflammées et les gestes spectaculaires d'Emmanuel Macron (ce qui se sera prêté à toute sorte de spéculations) L'ombre du candidat « ni de droite ni de gauche » -ancien ministre de travail de François Hollande- gravite de près sur les primaires de la gauche en France dont le premier tour se joue demain dimanche, avec trois candidats -Valls, Hammon, et Montebourg -donnés favoris presque à égalité. La grande inconnue c'est néanmoins l'effet image que peut avoir eu sur la candidature de Manuel Valls la gifle dont il fut l'objet il y a trois jours en Bretagne et qui semble le poursuivre au point qu'il aura fini par exprimer son intention de rencontrer le jeune homme (de 18 ans) qui l'avait giflé, apparemment -juste à la veille du premier tour comme nous nous trouvons- sans un résultat quelconque. Quoiqu'il en soit, si Manuel Valls l'emportait ce serait encore un signe (de plus) que le PS français-tel que l'ont dénoncé certains commentaires suite a l'incident de la gifle par Internet- sériât toujours atteint du syndrome (sic) de la guerre d'Espagne. Heureux « gifle » donc (plutôt un soufflet et encore) , s'il a fallu cela pour que les Français réalisent ce que pour des Espagnols -certains d'entre eux en tout cas- relèvent par contre de la plus pure des évidences

mercredi 18 janvier 2017

VALLS GIFLÉ

“Que ce monsieur qui vient d'ailleurs et qui a le cœur ailleurs cesse de se prendre pour la France incarnée. Il est fatigant à la fin” “Il a l'imprudence de parler de guerre civile dans le pays qui l'accueille” (d'un échantillon de commentaires dans le Figaro d'aujourd'hui au sujet de Manuel Valls giflé par un jeune homme (de dix-huit ans)lors de sa visite en Bretagne. D'emblée je vais afficher ici la couleur, et c'est que je en peux condamner cette “gifle” -si on veux appeler ainsi ce qui aura été d'aprèé-s les images qui circulent en Internet un geste (violent, agressif, certes) plus qu'autre chose- -ce serait me renier moi-même (beaucoup savent bien pourquoi)- je ne veux pas non plus l'approuver, je me limiterai donc a suspendre mon jugement, ce qui me semble mon droit. Et je profiterai en échange pour gloser ici un peu la personnalité -maintenant dans la tourmente- passablement contestée, controversée de l’ancien premier ministre (socialiste) français en me servant de motif d'inspiration de ces commentaire choisis au hasard. Un étranger en France -de père espagnol nota bene né à Barcelone-, qui a sa tête et son cœur ailleurs. Où ailleurs? De l'autre coté de Pyrénées évidemment , en Espagne j'allais dire mais il me faudrait préciser aussitôt, dans une Espagne du passé celle de la guerre civile, qu'il n'aura pas cessé -de façon belligérante et guerre/civiliste- par ses paroles et ses écrits de rappeler et de réveiller les années de son mandat. C'est celle-là quoiqu'il en soit, l'image qu'ont de Manuel Valls beaucoup de Français telle qu'elle se dégage de maintes commentaires de ceux qu’aura suscité cet incident. Et c'est l'image que certains Espagnols résidant au-delà des Pyrénées retenons fatalement de lui aussi. Les comparaisons étant à éviter -”odiosas” (haineuses) disent les Espagnols- je tiens tout de même ici a rappeler l'agression, -un sacré coup sur la joue (par derrière)- qu'avait reçu Mariano Rajoy en Galice lors de la campagne électorale espagnole en juin dernier qui montrait sans se gêner nullement après le bleu (bien visible) que cela lui avait fait, sur quoi non n'avait pas cessé d'épiloguer dans les médias espagnols -et je suppose qu'ailleurs aussi- pour compte de la désaffection réelle ou supposée que le candidat de la droite espagnole -aujourd'hui à nouveau premier ministre- et son parti suscitaient de par leurs politiques d’austérité et autres. Et je rappelle ici aussi -à l'attention de mes lecteurs français surtout- les violences policières (au gaz notamment) contre la Manif pour tous, en mai 2013, ordonnées par Manuel Valls en personne alors ministre de l'Intérieur. Humiliant le geste, comme se plaint la victime maintenant ? Cela fera réfléchir peut-être à l“oriundo” (de ascendance espagnole) Manuel Valls sur l'affront permanent -humiliant en extrême -que son guerre/civilisme espagnol en France inflige à beaucoup d'Espagnols (habitant de ce coté ou de l'autre des Pyrénées) ADDENDA Aux dernières nouvelles, le jeune responsable de la gifle à Manuel Valls échappe à la prison (trois mois avec sursis et 105 jours de travaux d'intérét général)

mardi 17 janvier 2017

IDENTITAIRE SAINT KAROL WOJTYLA?

L'ouvrage dont j'ai fait déjà mention à maintes reprises dans ces pages -"L'Église et l'immigration (le pape et le suicide de la civilisation européenne)”- contient un décorticage très fouillé du magistère ecclésiastique de l'Église en matière d'immigration a travers les pontifes qui se seront succédé après la fin du concile Vatican II, que l'auteur de l'ouvrage vient opposer aux actes de magistère de Pie XII et à tout le magistère antérieur de l'église et a l'ensemble de la tradition catholique dans la matière. Il n'épargne même pas -contre ce que je craignais (je l'avoue)- le pape Jean Paul II (aujourd’hui Saint Karol Wojtyla) Il cite longuement c'est vrai le texte “Mémoire et Identité” de ce dernier, publié nota bene seulement après sa mort -et qui passe pour être son testament spirituel- , mais il l'oppose a maintes paroles et écrit du ce pontife sur le même sujet, confirmant l'image que offre le magistère conciliaire (ces papes et de l’Église du concile) de dire une chose sur les thèmes et sujets les plus variés et la contraire à la fois. Ce texte "Mémoire et Identité" du pape polonais -qui ne fut publié nota bene qu'après la mort de son auteur, pour les rasions qui fussent- mérite néanmoins qu'on s'y attarde, et c'est qu'à sa base se trouvent des conversations du pape Wojtyla avec des ses amis polonais à lui, daté de l'époque -1993 (au moment justement du siège de Sarajevo)- qu'il faut situer dans le contexte des premières guerres des Balkans (ou de l'ancienne Yougoslavie) Et qui eurent dans la personne Jean Paul II nota bene l'un de ses principaux instigateurs, en prenant l’initiative lui-même de reconnaître l'indépendance de la Croatie, casus belli de la première guerre balkanique, allant même plus tard jusqu'à prôner des bombardements stratégiques et humanitaires (sic) contre les Serbes orthodoxes (voir photo) Une série de conflits armés qu'opposèrent des nationalismes de signe opposé (sur le plan confessionnel également), savoir celui des Serbes orthodoxes, confronté à celui des Croates -et Slovènes- catholiques et à celui des musulmans bosniaques. Et dans cet optique on peut voir dans ce texte si célébré et applaudi du pape Wotyla rien d'autre qu'une plaidoirie (papal) pour le nationalisme polonais, un nationalisme qui n'était pas comme tous les autres, et c'était -quoique Jean Paul II s'en défendait dans ce texte , où il prônant une séparation nette entre politique et eschatologie- dans la mesure qu'il s’agissait d'un mouvement messianique et millénariste à ses origine, que faisait de la Pologne souffrante  du dix-neuvième siècle -et soumise a partages et partitions- le (nouveau) Christ des Nations, et du Pape Polonais (en majuscules) que cette tradition nationaliste annonçait de façon ininterrompue, l'Alter Christus -savoir un nouveau messie- venu faire naître une nouvelle église sous les ruines de l'ancienne -et inaugurer un nouvelle ère dans l'histoire de l'humanité, qui verrait à son tour la naissance d'une nouvelle patrie, à la mesure du monde global qui s'annonce, et sous les ruines de toutes les anciennes patries et toutes les a-vieilles nations. Et à l'aune de cette vision indéniablement eschatologique l'actuel phénomène migratoire en pouvait être vu que comme la plus grande chance pour l'humanité toute entière à mesure que nos nous avançons dans le troisième millénaire. On peut et on doit donc s'inscrire en faux absolument contre les interprétations béatifiques de certains auteurs -très prisés au sein du courant identitaire- qui font du pape polonais un de leurs. Identitaire Saint Karol Wojtyla ? Tu penses !

lundi 16 janvier 2017

LA CHARITÉ DEMASQUÉE (Vidéo)

Nouveauté bibliographique. “L'Église et l'immigration: le grand malaise” (“Le pape et le suicide de la civilisation européenne") Le Pape contre l'Europe? Un autre ouvrage aux antipodes de la pensée par rapport à celui-ci vient de sortir en simultané « Identitaire. Le mauvais génie du christianisme » Il ne se réfère pas au livre de Dandrieu. Mais pour quoi sorti en même temps ? Veut-on renfermer le débat dans une querelle de chapelles catholiques de droite ? Sortons de ce camp retranché. La charité chrétienne n'est qu'un déguisement des vertus et des valeurs païennes, notamment de l'amour spirituel -l'Agapé- de la tradition païenne qui cohabita dans l'antiquité gréco-latine avec Eros (l'amour physique et charnel) en tension dialectique et sans s'exclure mutuellement pour autant. La tradition chrétienne par contre voua aux gémonies pendant vingt siècles l’érotisme dans toutes ses formes. Mon hommage au professeur belge Robert Joly, homme cordial, disciple -qui s'ignorait ?- de Frédéric Nietzsche et propagandiste (universitaire) des thèses le plus violemment antichrétiennes et polémiques de l'ouvrage fondamental -au plan philosophique et idéologique- de ce dernier, l'Antéchrist

vendredi 13 janvier 2017

SUISSE, ISLAM ET COURS DE NATATION

Une première. La Cour européenne des droits de l'homme (s'il vous plaît) vient de donner raison à une école suisse de Bâle contre un couple turc-suisse qui s'était refusé à ce que ses deux filles mineurs d'âge -de sept et neuf ans (à l'époque)- assistent aux cours de natation (mixtes) imposés dans cette école, pour des raisons religieuses dérivés de la confession musulmane des parents. Sur la pointe de pieds, soit dit en passant, que de me risquer à pénétrer dans ce terrain miné sous tant d'aspects. Qui frôle parfois le domaine de la guerre de religions (o interconfessionnelle) La décision de la Cour Européenne se fonde sur la notion de laïcité, et elle prêt sans dote le flanc aux porte-paroles de la pensée unique qui accusent le pouvoirs laïques d'une laïcité a géométrie variable (sic) qui défavorisent les musulmans. La question ne se pose pas néanmoins sur le terrain de la foi religieuse mais sur celui de ses applications externes et en particulier sur celui de la caria (loi islamique) et les applications de celle-ci dans des pays non musulmans, bien qu'on doit avouer que la question a du mal par trop souvent à se voir posé sur ce plan(uniquement) Une vielle connaissance de moi, un Belge, disons de droite et d'un niveau culturel très élevé aussi bien sur le plan religieux qu'idéologique, objecta une fois à mes critiques sur certains aspects de la loi islamique que c'était une utopie que de prétendre la mettre en question en quoi que ce fût, à cause de la forte présence d'immigration musulmane en Belgique, comme quelque chose à ses yeux d’irréversible. La Cour « 'européenne de droits de l'homme ne semble maintenant de son avis quoiqu'il en soit. Et la Suisse semble ainsi nous tracer le chemin. Et plus que la Suisse, le fait maintenant la Syrie (voir photo) d'où sort vainqueur un régime -celui de Bachar-el-Assad- officiellement laïque (nota bene), dans un pays à majorité musulmane -où la laïcité est vue comme "le symbole de l'unité nationale"-, qui pourrait nos éclairer large sur des conflits potentiels entre une laïcité comprise au sens large -post-moderne, post-Révolution française- et la religion et la loi islamiques. D'ailleurs ce serait intéressant -et piquant- que de connaître leur avis sur cet arrêt dans les milieux de l'ULB ou remontèrent à la surface il y a quelques années -au Centre d'Action Laïque notamment- de positions féministes qui cautionnaient ouvertement le rigorisme vestimentaire (chez les femmes) prôné par les islamistes

jeudi 12 janvier 2017

PAPE FRANCOIS ET SUICIDE DE LA CIVILISATION EUROPEENNE

J'écris beaucoup, comme mes lecteurs peuvent aisément le constater par eux-mêmes. Je ne lis en échange pas beaucoup de livres ou de textes papier quelconques. Une tendance in crescendo chez moi depuis déjà pas mal d'années à la faveur sans doute de la révolution informatique, qui nous sert toute l'actualité -fut-elle bibliographique- en courtes dépêche et en analyses par trop sommaires ou plus sommaire recensions encore . Et c'est sans doute pour cela -je n'avais même pas réalisé- que sur mon blog en langue espagnole (« Juan Fernández Krohn desde Bélgica ») il manque une section d'actualité bibliographique et que sur mes vidéos hebdomadaires (« Cuadernos de a bordo ») -ayant démarré depuis deux mois- je n'aurais pas réussi jusqu'ici à mettre en pratique mon dessein initial de les finir à chaque fois -comme fait Jean Marie Le Pen dans ses "carnets de bord"- par une recension bibliographique de mes dernières lectures (…) Je vais faire donc ici une exception. Et c'est d'un ouvrage qui vient de sortir aujourd'hui même que je ne pas lu mais dont je devine aisément son contenu, d'un simple coup d’œil pour ainsi dire aux recensions et commentaires que ont vu déjà la lumière à son sujet. Il s'agit d'un ouvrage d'un journaliste de Valeurs Actuelles (hebdomadaire français de droite, de filiation maurrassienne) au titre en extrême éloquent « Église et immigration: le grand malaise », et au sous-titre plus éloquent encore, « Le pape et le suicide de la civilisation européenne » C'est une critique fine et subtile je parie -à la française- des positions et des propos affichés par le pape François sur l’immigration (en majorité musulmane) Charité ou défense de la civilisation européenne, il me semble qu'on peut ainsi résumer les termes du débat ouvert (ou rouvert) par cet ouvrage. Et quitte ainsi a contredire ou à prendre mes distances des conclusions de l’auteur de cet ouvrage (sans doute passionnant) je tiens à afficher ici la couleur, ce que je n'aurais pas fait peut-être d'une manière aussi ouverte sur mon blog en langue espagnole et orienté surtout vers une audience d'Espagnols. Avec quoi je paye tribut et rend hommage à la fois -moi, en tant qu'Espagnol- à cette particularité du génie français d'être toujours à la pointe des grands débats idéologiques et de société.  Et il faut dire impérativement que la charité est à présent le grand alibi dont se servent ceux qu'ils veulent battre en brèche notre civilisation européenne. L'Esprit ne peut pas renier ses origines -et son identité- sans se tuer lui-même. C'est de la pure évidence. Et par là j'entends rendre hommage à une vieille connaissance dont j'ignore s'il est encore en vie, il s'agit de Robert Joly qui fut mon professeur dans la matière « Critique des textes bibliques et évangéliques » (les années scolaires 1987-1989) à l'Institut d’Études du Christianisme et de la Laïcité, de la ULB. Robert Joly soutenait mordicus -et je le lui entendis maintes fois- que la charité chrétienne n’était qu'un déguisement des valeurs païennes et notamment de « l'Agapé », soit, l'amour spirituel dans la l'Antiquité gréco-latine -toujours en rivalité (ou tension dialectique) c'est vrai avec "Eros", l'amour physique et charnel-, et il ajoutait -a titre d'illustration- que la seule innovation du christianisme à la Moral antique ce fut le principe de l'indissolubilité du mariage, ceci devant l’hilarité (recherchée) de son jeune auditoire. Car Joly, outre un grand savant et un excellent professeur était aussi un histrion hors pair. Est-il encore en vie ? Je l’ignore. Suite au déballage médiatique en Belgique pour compte de mon passé -savoir mon geste de Fatima le 12 mai 1982- quelques années après avoir été son élève, exactement en 1993, il ne rompit pas avec moi, bien qu'il prit une certaine distance compréhensible à mon égard. Et je en lui en tins nullement rigueur, bien entendu. Joly était d'ailleurs un socialiste « à la belge » -pour le distinguer d'autres socialismes nationaux (...)- qui prêchait la tolérance sincèrement et le mettait en pratique. Avec moi, par exemple don il savait pertinemment que je ne partageais pas ses convictions et ses options politiques. D'ailleurs, il était beaucoup plus influencé par un auteur “maudit » (Frédéric Nitezsche) de ce qu'il aurait pu lui-même admettre. Et il fut parmi le seuls -même à l'intérieur de l'ULB- à avoir  le courage de s'insurger en publique contre le message et le védettariat médiatique du pape Jean Paul II lors de sa première visite en Belgique (1985), ce qui finit -après coup- par attirer mon attention sur lui, je l'avoue. In memoriam

LE VLAAMS BELANG ET MOI

J'étais hier invité pour la deuxième fois dans l'espace de quelques mois à un acte organisé par le groupe Europe des Nations et des Libertés du Parlement Européen (présidée par Marine Le Pen) J'avais assisté -également invité- à une conférence de presse de Marine le Pen au siège du Front National à Nanterre e 13 avril 2012. Depuis il a beaucoup plus sur ces terres de Flandres, mais je suis resté -toujours en Belgique- grosso modo le même sur les positions que je défends ouvertement depuis ce blog -et ailleurs- il y a déjà longtemps. En en quatre ans je n'en eus plus de leurs nouvelles, plus jamais je fus invité à aucun de ses actes. ¿Pour quoi ce silence? Je me l'aurais toujours demandé d'autant plus que mon intervention au tour de questions et réponses à Nanterre fut accueillie de façon plaisante (quoi qu'elle put en penser) par la principale protagoniste de l'acte. Mon passé? Dans le monde global en matière de communication que nous vivons il m'est difficile en effet de croire qu'ils n'en étaient pas au courant au moment de me décerner l'invitation. Pressions du dehors? Cela me semble plus probable, et plus encore si l'on pointe le doigt en direction de la Belgique. Et j'entends par lá bien sur le Vlaams Blok (aujourd'hui Vlaams Belang) compagnon de route depuis belle lurette du Front National français dans le Parlement Européen. Une vieille connaissance le Vlaams Blok -certaines de leurs figures connues- de l'auteur de ces lignes. A commencer par Filip De Winter -proche (nota bene) au début de sa carrière politique très jeune de l'entourage de l'ETA et de ses ami en Belgique flamande (*)- à qui j'avais interpellé à l'entrée du Parlement régional à Bruxelles (derrière la rue de la Loi) en février 1996 au sujet de l'attitude -équivoque en extrême- de son parti concernant la demande d'extradition (refusée) de deux membres résumées de l'ETA réfugiés en Belgique. Ce qui me valut une détention administrative de dix heures dans les locaux de la Police de Bruxelles. Depuis lors c'en était fini bien sur de lA série de mes contacts informelles avec des membres de ce groupe et ses dirigeants depuis mon arrivée en Belgique, perturbés tout de même à l'occasion de me voir cloué au pilori dans les médias en Belgique en 1993- suite à mes déboires judiciaires étroitement rapportés à mon geste de Fatima, qui me méritèrent de prises de distance tranchantes (et cassantes) de leur part dans les médias flamands. Persona non grata dans ce parti à cause de mon stigmatisation dans les médias en Espagne, en Belgique et ailleurs, et plus encore a cause du problème espagnol -pour employer un euphémisme- que traîne le nationalisme flamand dans son ensemble depuis ses origines -que j’aurais analysé (du pont de vue historique et idéologique) dans maintes entrées de mon blog (en espagnol)- et qui leur poussa fatalement lorgner d'un œil bienveillant -et complice- les longues années d'agression terroriste au Pays Basque (coïncidant nota ben en grande parti avec la montée » électorale de ce parti en Belgique) ? L'hypothèse ne pas à exclure quoiqu'il en soit. De là ma surprise de me voir invité à nouveau dans ces cercles euro/parlementaires européens qui me sont tout de même idéologiquement proches. Signe de bonne augure An Nouveau, Vie Nouvelle ! (*) Ce détail de la biographie de Filip De Wnter a sa source (hors de tout soupçon) dans un numéro de la fin des années nonante de la revue nationaliste flamande "Meervoud" que je voyais régulièrementg exposée dans le présentoir de publications de la Bibliothèque Flamande, place de la Monnaie à Bruxelles, et qui affichait ouvertement -sans la moindre gêne ni complexes- des positions favorables à l'ETA

mercredi 11 janvier 2017

PARLEMENT EUROPÉEN VU DU DEDANS

J’étais aujourd'hui (cela m'est arrivé très rarement depuis que j'habite en Belgique) en visite au Parlement Européen -rue Wiertz au quartier européen de Bruxelles- invité en tant que journaliste à une conférence de presse du jeune eurodéputé roumain Laurentiu Rebega (voir photo dessus)- fondateur du parti Forza Nazional, antérieurement membre du parti Roumanie Unie. Il y annonça sa candidature à la présidence du Parlemente européen lors des élections de la semaine prochaine, à la tête du groupe Europe des Nations et des Libertés du Parlement Européen, présidé par Marine Le Pen. (29 eurodéputés d'un total de 790) L'intervention de Laurentiu Rebega aura été focalisé sur a revendication majeure de sa candidature, savoir un meilleur équilibre entre tous les groupes présents au parlement, l'égalité de traitement de tous les membres du parlement indépendamment de son leur appartenance à tel ou tel groupe interne, et une meilleure reconnaissance et traitement des droits du personnel politique -particulièrement les assistants- travaillant à l’intérieur du Parlement. En quoi se voit surtout visée l'hégémonie de deux groupes principaux à l'intérieur de l’hémicycle, les socialistes (S&D) et la droite démocrate-chrétienne (PPE), et les discriminations qui en découlent par rapport aux autre membres. C'est curieux mais l'ambiance de la salle ou eut lieu la conférence de presse, de par les assistants, des Roumains pour la plupart, dégageait une atmosphère familiale pour l'Espagnol que je suis.
Comme si je me trouvais à une réunion du genre à Madrid, pour tout dire. Un problème d'image celle que traîne (cruellement) la Roumanie parmi certains Espagnols, m'étais-je dit, non sans ressemblances à celui qui put être (et encore aujourd'hui?) -mutatis mutandis- celui de l'Espagne et des Espagnols à cause de immigration espagnole au-delà des Pyrénées. Et pour ce qui est des Roumains en particulier -parlons cru- c'est surtout sans doute à cause de la forte composante gitane dans l'immigration en provenance de la Roumanie dans la Péninsule Ibérique. Et curieusement, en feuillant le curriculum de ce jeune politicien roumain, je lis que parmi les soucis majeurs qui lui avaient poussé à adhérer au groupe parlementaire présidé par Marine Le Pen figure celui de l'amélioration de l'image des Roumains qui travaillent à l'UE défiguré par la présence gitane (celle des gitans en provenance de leur pays) Et j'ajouterais volontiers, celle des Roumains immigrés, de souche, qui se voit également victime de l'amalgame. Parmi les assistants se trouvait le général Georgios Epitideios (voir photo dessous) -qui prit la parole à la fin pour féliciter l’eurodéputé roumain d'avoir décidé de se présenter candidat- eurodéputé grec membre d'Aube Dorée et siégeant en tant qu'indépendant au Parlement Européen

lundi 9 janvier 2017

MORT D'UN VIEUX DINOSAURE PORTUGAIS

Mario Soares, le vieux dinosaure de la gauche portugaise se voit plébiscité dans la presse belge alors qu'il vient de rendre son âme à l'age de nonante deux ans. Je ne suis pas portugais, soit dit d'emblée, mais les trois ans (et demi) passés en prison en Portugal suite à mon geste de Fatima me donne droit -je crois- à me prononcer sur lui d'autant plus que ce fut un temps qui vint coïncider avec une phase zénithale dans la trajectoire du vieux politique socialiste. Un homme discuté, source de discorde dans sa vie et à l'heure de sa mort, quoi que puissent en penser les médias belges -et dans d'autres pays européens. Comme l'illustre le caractère partisan de l'hommage qui lui ait rendu à sa mort, au siège du parti socialiste portugais à Lisbonne, et un antre détail sauf trivial qui n'aura pas échappé à certains, savoir l'absence à ses funerailles du premier ministre, son compagnon de parti et coreligionnaire (socialiste) -Antonio da Costa- qui aura préféré continuer son voyage d'état dans l'Inde. Simple détail? On peut en douter si l'on songe aux origines -connues- de l'actuel premier portugais, d'une ascendance familiale rattachée aux anciennes possessions de l'Inde portugaise -Goa, Damao et Diu- et si l'on pense que Mario Soares passe pour l'un des artisans principaux de la décolonisation portugaise, savoir de la perte (particulièrement traumatisante) de l'ancien empire colonial portugais -beaucoup plus ancien dans le temps que le colonialisme moderne des restants pays européens- et chez beaucoup de Portugais cela reste dans le passif d'un bilan que certains jugent maintenant tellement positif. Et non seulement cela. Portugal est aujourd’hui presque en faillite, et autant en proie à la corruption que l'était dans les années de gloire Mario Soares tel que que je pus le suivre et constater depuis l'observatoire privilégié des prisons portugaises. Les indignées portugais se sont fait entendre il y a quelques années contre un gouvernement de droite, depuis lors, ils auront bien fermé leurs bouches. La corruption n'est pas diminué dans leur pays depuis pour autant. Loin s'en faut. Une figure controversée Mario Soares -à gauche même- et je parie même parmi les Portugais de Belgique chez qui on ne sent pas ce syndrome guerre/civiliste qu'on sent -a distance- chez les immigrés espagnols. Comme me l'aura fait voir un signe tout sauf trivial, savoir le retour en force chez l’immigration portugaise en Belgique de l'ancienne fête national au détriment de l’anniversaire fétiche du 25 avril (de la révolution des œillets) tombé dans l'oubli. Le jour de Camoes -le 11 juin (aussi appelé Jour des Colonies)- que les Portugais de Lisbonne accoutument  célébrer ces dernières années dans le bois de la Cambre, se voyait intronisé du temps de « l'Estado Nuovo » et sa réhabilitation va fatalement de pair avec celle du grand ennemi de Mario Soares, Antonio de Oliveira Salazar, qui donna son nom d'un prime abord au Pont sur le Tage (voir photo) -plus de trois kilomètres de longueur, le plus long du continent européen-, réalisation la plus emblématique de son régime. Et qui mourut en chef de l'État. L'une des figures plus calomniées, Salazar, de l'histoire contemporaine

samedi 7 janvier 2017

MON PROBLÈME "DEGRELLE"

De Leon Degrelle, l'incivique numéro un en Belgique francophone comme Auguste Borms allait le devenir en Belgique flamande, beaucoup a été dit et écrit -peut être de trop- tant en Belgique qu'ailleurs. Et j'étais déjà depuis quelques années en Belgique (en 1991) lorsque je me vis surpris par une série de reportages sur la Collaboration et la Répression (à la fin de la Seconde Guerre Mondiale) dans la principale chaîne de télévision flamande sur lui, ou il apparaissait interviewé (voir photo) par un journaliste bien connu, Maurice De Wilde, décédé quelques années plus tard non sans s’être vu l'objet d'attaques contre sa personnes au point que des portraits circulèrent de lui affublé des symboles nazis, comme s'il était ou avait été l'un d'entre eux. Je ne parlerais ici donc, que du problème « Degrelle » que j’aurais trainé en Belgique moi-même, propre et intransférable. Qui me coûta que d'être interdit de séjour sine die au campus du Solbosch de l'ULB en 1994 -par le vice-recteur des étudiants de l'époque- après avoir distribué parmi certains un bulletin confidentiel à mon nom -avec dépôt légal- où j'évoquais la figure de Degrelle, juste après sa mort. Plus tard -et plus sérieux encore-, en mai 2000, ce fut lorsque je me vis interné dans l''annexe psychiatrique de la prison de Forest suite à mon acte de protestation devant le Palais Royal à 'occasion de la visite du roi Juan Carlos, et enfermé dans la cage au fous furieux -celle réservé aux cas extrêmes je veux dire- de cet établissement pénitentiaire. Au bout d'une semaine, je fus rappelée par le directeur de l'annexe, un médecin psychiatre flamand qui s'exprimait en français, avec qui j'eus une brève conversation, et à un moment donné, j'eus la maladresse de nommer Leon Degrelle rien qu'à titre d'exemple que les rapport entre l'Espagne y la Belgique n’étaient pas si normalisés qu'il le prétendait, lorsque il m'interrompit net, « écoutez monsieur votre discours prend des ampleurs » (je retins bien l'expression) et faisant mine de vouloir en finir, il signa une feuille, après quoi il me fit réintégrer ma cellule. Résultat, je dus encore rester enfermé un semaine de plus dans ces conditions, propres d'un traitement cruel inhumain et dégradant, comme je le dénonçai auprès des inspecteurs de la police judiciaire lors de l'un de leurs interrogatoires quelques jours plus tard- avant d'être transféré en régime normale. Et il se peut que ce qui passe le moins bien (encore) de la figure de Degrelle dans la mémoire officielle belge, ce soit l'audience indéniable dont lui francophone jouit en Belgique flamande dans la période d’entre-guerres, comme l'illustre son meeting (s'exprimant en français) au printemps 36 dan le Palais des Sports d'Anvers plein craquer, un événement marquant de son époque. Degrelle, ramené à la une de l'actualité chaque x temps et toujours condamné à la peine de mort en Belgique. ¿Anacronisme? Tu parles!

vendredi 6 janvier 2017

OSTENDE ET SON PASSÉ ESPAGNOL

(Où sont leurs tombeaux?) J'avais vécu presque trois ans -entre décembre 1988 et octobre 1991- à Ostende où naquit mon fils. Ostende fut le théâtre d'un long et coûteux -et victorieux- siège de quatre ans (1601-1604) par les troupes impériales -soldats espagnols des « Tercios » pour la plupart- au ordres du duc de Spinola, qui durent vaincre la résistance acharnée de ceux qu'on appela « gueux de la mer ». Des pirates et mercenaires de ces contrées qui combattaient du coté des protestants. Jamais, et je dis bien jamais, dans mes trois ans de séjour là bas, ne m'arriva le moindre écho d'un témoignage quelconque sur un fait historique d'une telle importance et transcendance. Moins encore d'un vestige quelconque qui aurait pu me mettre sur la piste des restes de tous ces soldats espagnols dont le chiffre attendrait d'après certains les cent mille morts. Et il est clair que dans l'historiographie officielle de l'état belge -et ne parlons pas de sa version flamande- tous ces soldats espagnols tombés sur le champ de l'honneur faisaient figure -bien que vainqueurs- des vaincus sur le plan d'un conflit de mémoires. Et les exemples de cette réécriture -au goût de la mémoire historique des protestants hollandais- de la Guerre de Flandres (et de celle de Trente Ans) ne manquent pas ma foi. Gueux (gueuses, ou gueuzes) sont de mots -qu'on transcrit littéralement en français dans la langue néerlandaise- nimbés en Belgique flamande d'un titre de gloire indéniable. En Belgique francophone en échange, ce sont des simples insultes. Et je me rappelle encore peu de temps après mon arrivée en Belgique, de José Happart traitant de gueux (sic) ses adversaires. Un autre exemple (frappant) L'un des mouvements fascistes (ou fascisés) plus importants de la Belgique flamande dans la période d'entre-guerres, ce fut le Verdinaso, de Joris Van Severen. Leur enseigne était le levier d'ouverture et fermeture de ces écluses que les « Tercios » espagnols avaient défendu contre les gueux de la mer justement, au prix souvent de leurs vies. Et chez celui qui n'eut jamais (à ce que je sache) le moindre mot de reconnaissance envers la présence espagnole dans les Pays-Bas eut été malvenu sans doute de le lui rappeler d'une manière ou une autre

jeudi 5 janvier 2017

BORMS "LE FÉLON" (Guerre Civile Européenne) (1)

J’habite depuis trente ans en Belgique, je l'ai déjà dit ici, mais j'éprouve le besoin de le répéter à chaque pas, je l'avoue. Et mes premiers temps à Bruxelles -début des années nonante- après avoir vécu cinq ans de suite en région flamande j’éprouvais un sentiment difficile à définir à l'arrivée de la date de l'Armistice (le 11 novembre) comme si le temps s’arrêtait pour moi l'espace d'une journée, un sentiment accentué sans doute par le fait de s'agir d'un jour férié, mais c'était surtout le sentiment de me voir renvoyé ou expulsé du coup -momentanément, à cette date- de l'historie commune en tant qu’Espagnol en Belgique du fait que l'Espagne avait été officiellement neutre pendant la Grande Guerre, et, par voie de conséquence, les Espagnols ne partageant pas cette mémoire officielle des Belges sur un chapitre sans doute crucial de son histoire contemporaine. Le récit officiel, savoir le conte de bons et méchants transmis par les vainqueurs à ses héritiers et descendants allait se poursuivre toujours depuis ininterrompu en Belgique (surtout du coté francophone de la barrière linguistique), les derniers poilus belges ayant décédé déjà il y a belle lurette. Qu'à cela ne tienne! À leur place, dans les commémorations et les parades, leurs descendants ou les déportés de deux décennies plus tard. Et je me suis toujours demand" si dans les autres pays d'Europe on assistait à un phénomène pareille, d'une mémoire officielle si « âgée » et si “heureuse” L'historien allemand Ernst Nolte -décédé il y a quelques mois- avec qui j'échangeai pendant une vingtaine d'années une longue et fructueuse correspondance, aura laissé parmi tous ses ouvrages, un au titre plus que significatif, savoir « la Guerre Civile Européenne » Ce que pour lui comprenait la période ayant débutée par la Revolution d'Octobre (1917) et se terminant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale (en 45) Une guerre civile qui aura eu des chapitres ou épisodes principales les deux guerres mondiales, ainsi qu'un autre, la guerre civile espagnole (de 36) que pour tant d'aspects -et que me pardonne certains historiens espagnols- aura été la première bataille de la Seconde Guerre Mondiale. La guerre civile espagnole comme je l'ai déjà laissé consigné et suffisamment expliqué dans mon blog en espagnol se poursuivit jusqu'à nos jours entre périodes successifs de trêves et des guerres asymétriques où la guerre de propagande aura joué un rôle crucial, et qui eut en Belgique un de ses théâtres principaux sans conteste possible. La revendication de la mémoire des vaincus de la guerre civile espagnole c'est un dada de la gauche belge depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Et d'en être témoin de si près -et pendant tant d'années- aura été, ma foi, une lourde épreuve pour l'auteur ce ces lignes. Ce n'est pas néanmoins dans un esprit de revanche quelconque que j'entame à partir d'ici une série d'articles sur la mémoire des vaincus (sic) de la Seconde Guerre Mondiale en Belgique mais dans un souhait sincère d'aider et contribuer à la compréhension mutuelle entre Belges au delà des barrières linguistiques dans le pays qui m'aura offert accueil pendant trente ans. Auguste Borm, « le Grand Félon » -dans la mémoire officielle-, fusillé en 46 au casernes d'Etterbeek, dans un quartier qui aura été théâtre préféré de mes allés et venues pendant tant d'années déjà domicilié à Ixelles, débute -par propres mérites- cette galerie de perdants que j'entends poursuivre sans la moindre gêne, et sans le moindre complexe. Après avoir plébiscité par l'opinion publique en Flandres dans la période d'entreguerres pour son passé "d'activiste" dans la Première Guerre Mondiale, il embrassa la cause de la Collaboration et se rangea même du coté de l'aile radicale de celle-ci (De Vlag) à partir d'un moment donné au courant du conflit. Et je n'aurais cessé d'entendre depuis trente ans la légende/noire l'entourant, sans d'autre pièces de conviction o son encontre que ses conviction idéologiques et ses gestes et saluts bien sûr (comme celui de la photo, Borms, barbu, à droite de celle-ci) Si grand fut son péché? Il ressemblait fort quoiqu'il en soit, dans sa physionomie,  mon arrière grand-père Johan Krohn -d'après des portraits et documents graphiques qu'on conserva chez les miens, quelque chose de   semblable dans le regard, un même air de famille ("socio/culturelle") et tout l'esprit d'une époque sans doute reflété dans une même façon de s'habiller- qui fut sans doute germanophile (comme Borms) -dans son for interne du moins- pendant la grande Guerre et qui décéda à Madrid pendant la guerre civil espagnole (attrapé en zone rouge) Et sans doute que les sympathies de ce dernier lors de la Première Guerre Mondiale lu venait de loin, de son arrière-grand-père, Jonas Jonassen (mon arrière—arrière-arrière-grand père à moi) décoré par le roi danois Fréderic VI, lors de la guerre de canonnières (1807-1814), où le royaume de Danemark (et de Norvège) pris partie contre l'Angleterre. Et ne soit-ce que pour cela (la voix du sang?) je me sentait dans le droit -et le devoir- de racheter ce grand “incivique” belge dans ma mémoire. N'en déplaise à certains zélateurs toujours engagés dans la guerre civile européenne

mercredi 4 janvier 2017

"MEIN KAMPF" ET LOUVAIN EN 68

L'édition critique du Main Kampf, d'Adolf Hitler fait un tabac en Allemagne. Depuis sa parution en janvier elle est déjà a sa dixième édition, le chiffre de ventes ayant atteint les quatre-vingt-cinq mille exemplaires, et ce ne fut qu'après que les droits sur l'ouvrage furent tombés dans le domaine public, après avoir été détenus depuis 1945 par l'État régional (Länder) de Bavière qui s'opposa toujours à la reddition de l'ouvrage. Une prohibition qui eut des suites judiciaires en Espagne où un libraire de Barcelone -propriétaire de la Librairie Europe- se sera vu objet de poursuites pour avoir publié en 2010 et diffusé depuis une édition de l”ouvrage en langue espagnole. J'avais lui un peu inquiet -je en le cache pas- un exemplaire du Mein Kampf à la Bibliothèque Royale de Belgique mes premières années de séjour ici, dans une édition en allemand et en caractères gothiques (ce qu'on appelle « la fraktuur ») Et je en me gène pas non plus ici de dire que j'avais trouvé que son auteur y faisait preuve d'un niveau intellectuelle élevé et à la fois d'une veine littéraire indéniable. Je retins surtout deux passages du Mein Kampf, et non pas précisément parmi les plus contestés. Le premier c'était un panégyrique exalté à la gloire de l'armée allemande de la première guerre mondiale qu'aurait pu souscrire n'importe quel allemand dans son temps, et je dirais qu'encore ceux d'aujourd'hui. « Le temps s'écoulèrent -et je cite par cœur- mais plus personne pourra parler d’héroïsme sans évoquer du coup le courage du soldat allemand de la Guerre Mondiale” L'autre se référait à ce qu'on appela « le printemps des peuples » savoir la révolution de 1848. “La révolution européenne de 1848 -dit le Mein Kampf- put être partout ailleurs expression de la lutte de classes, dans les pays de langue et culture allemande par contre, ce fut déjà le prélude d'une guerre de races” Et je ne veux pas cacher ici que ce dernier passage revint souvent à mon esprit au sujet de la partition de l'Université de Louvain en deux moitiés différenciées sur le plan linguistique, en 68. L'auteur de ces lignes vécut tout jeune la version espagnole du mai français pendant ses études universitaires à Madrid (Universidad Complutense) Ce fut, ma foi, une explosion de néo marxisme, de néo anarchisme et de beaucoup d'autres choses sans doute mais rien ou très peu s'y filtra par contre relevant du domaine des revendications ethniques ou linguistiques -comme ce fut, au contraire, le cas à Louvain-, et même les agissements de l'ETA qui était alors à ses commencements au Pays Basque eurent très peu d'écho chez les universitaires espagnols, même pas chez les madrilènes. Pour sa part, mai 68 à Louvain fut vécu chez ses étudiants francophones de façon analogue à celle des universitaires espagnols ou français, et d'une autre par contre, radicalement opposée, chez, ses étudiants flamands (Wallen ratten, rol uw matten!) Et on doit dire qu'à la scission définitive de cet Université, la plus ancienne de la Belgique, contribuèrent décisivement les instances ecclésiastiques sous le patronage desquelles était placée la dite université, et en particulier, le rôle de bélier (démolisseur) qui revint à l'évêque de Bruges, Monseigneur De Smedt à qui allait succéder (nota bene) le malfamé Roger Van Gheluwe, nommé évêque de ce diocèse par le pape Jean Paul II, avec qui il s'afficha au grand jour lors de la première visite de ce dernier en Belgique (en 1985)

FILLETTE D'ALEP ET ENFANTS BASQUES DE 36

La fillette d'Alep aux trois cent mille abonnés Twitter (trois cent mille) qui n'aura pas arrête d’incendier les réseaux sociaux contre l'un des camps engagés dans la guerre civile en Syrie pour compte des bombardements d'Alep par l'aviation russe et l'armée syrienne de Bachar el-Assad, se trouve désormais saine et sauve après avoir été évacuée -avec sa famille-, moyennant sans doute un accord préalable entre les parties belligérantes, de cette ville tombée au mains des troupes du régime juste avant Noël après un long siège et une bataille féroce ayant fait rage pendant des mois sur le terrain aussi bien que dans les médias du monde entier. La fillette “incendiaire” aura apparu maintenant toujours souriante dans les bras du premier turc Erdogan. Et son cas -aussi emblématique du fuel « compatissant » et « humanitaire » indisociable de toute guerre de propagande (et la bataille d'Alep, ma foi, en aura été une)- fait un peu penser à celui du petit Elián, l'enfant cubain rescapé des eaux infestées des requins des détroits de Florida après que sa mère qui l'amenait sur un radeau de fortune -fuyant Cuba et son régime- eut préféré se jeter à la mer pour lui sauver la vie, qui finit par apparaître aux bras de Fidel Castro après une long contentieux qui enflamma la communauté cubaine exilée de Miami et les médias du monde entier, en particulier ceux de langue espagnole. Mais moi la fillette d'Alep me fait surtout penser aux enfants expédiés par le gouvernement basque républicain alliés des Rouges pendant la guerre civile espagnole dans différents pays européens à la faveur de la guerre de propagande déchaînée dans les médias du monde entier après le bombardement de Guernica (avril 1937) « Los niños de la guerra » trouvèrent refuge en Belgique, surtout auprès de familles catholiques flamandes grâce aux bons auspices du Primat de Belgique alors, cardinal Van Roey, dans ce qui fut un coup réussi de la propagande en faveur des Rouges auprès d'une opinion publique belge flamande destinée en principe pour des raisons religieuses et confessionnelles à pencher du coté de Franco et des Nationaux, ce qui ne fut pas le cas en effet. Quelques vingt ans plus tarde, ces enfants basques réfugies, ayant retournée chez eux aussitôt fini la guerre civile en Espagne et revenus fin des années cinquante en voyages d'études auprès des anciennes familles (flamandes) d'accueil, allaient fonder dans l'entourage de la Université Catholique de Louvain (d'avant la partition linguistique) l'ETA première. Nietzsche avait parlé du coté maladif (sic) de la compassion judeo/chrétienne, il aurait du parler aussi de ses vertus incendiaires et explosives. « Vox pueri, vox dei », comme le dit le vieux proverbe (chrétien) si ancré dans la conscience collective des pays occidentaux ? C'était d'avant la révolution informatique et l’extension de l'internet sans limite d'age à l'échelle de la planète et la manipulation par voie de conséquence des enfants usagers dans de buts (entre autres) de guerre de propagande. Comme cela aura été le cas en Syrie

lundi 2 janvier 2017

UN P'TIT BELGE EN FRANCE

Je reviens encore sur l’attaque dont je me suis vu l'objet das les pages de ce blog. Cela m'est resté de travers, j' l'avoue. Je n'en veux pas tellement pour autant à son auteur s'agissant d'un Belge -s'il était Espagnol (en Belgique) les démons de la guerre civile me pousseraient a sentir et à m'exprimer peut-être autrement- je veux y voir un malentendu plus qu'autre chose, seulement je trouve encore à dire et à redire sur le scandale que ce blog en français semble susciter chez lui. Je viens de tomber ces dernières heures tout à fait par hasard sur la figure d'un Belge francophone tout à fait singulière qui fait la une d'une certaine presse -d'extrême droite- depuis quelque temps en France. Il s'agit d'Alain Escada, «le p'tit Escada » comme on le nomme dans les milieux idéologiques dont il provient en Belgique. Il est d'une vingtaine d'années plus jeune que moi, et il avait commencé a faire parler de lui dans le journalisme “d'extrême droite” très jeune, au cours des années nonante -alors que je me trouvais déjà en Belgique depuis des années-,lorsque j’avais essayé d'entrer en contacte avec lui alors qu'il dirigeait un journal de cette tendance idéologique (“Polémiques”) J'étais allé même déposer une lettre gentiment sur la boite aux lettres (1000- Bruxelles) qui figurait sur l'une des pages de cette publication. Jusqu'aujourd'hui. Pouvais-je espérer autrement? Alain Escada -bouquiniste (sic) de son métier- finit, suite sans doute à des problèmes judiciaires en Belgique, par s'en aller en France où au bout de quelques années il aura fini par réussir dans une frange étroite et non moins minoritaire au sein de l'extrême droite et à la fois non moins présente dans la politique française qui est celle du catholicisme intégriste dans son versant politique (notez bien) Comme l'illustre le fait peu anodin de s'étre vu réservé l'honneur de parler en dernier lors du certamen aaquel j'ai fait allusion. De son air poupin, blond, les joues roses, la voix fluette, toujours impeccable en veste et cravate, le Belge au nom un tantinet exotique -juif portugais?- d'Escada a fini par triompher en France, comme l'Espagnol qui écrit ces lignes n'a pas réussi à le faire en Belgique (en tout cas pas encore) Alain Escada, son message je veux dire, d'un catholicisme intégriste si criard, c'est du déjà vu pour l'auteur de ces lignes, et ceux qui me lisent et connaissent un peu de ma trajectoire s’imaginent bien pour quoi. L'avortement, cause de tous nos maux ? "Nul besoin de besace pour ce voyage", disait don Quichotte à Sancho Panza. Il ne se gêne nullement quoiqu'il en soit, le p'tit Belge en France, pour s'exprimer sur des sujets qui passionnent les Français. Trop de prétentieux de ma part donc, que de vouloir remplir le vide, l’espace (médiatique, politique) je veux dire qu'aura laissé ce p'tit Belge parti en France? A vous de juger, mes chers

dimanche 1 janvier 2017

LA TURQUIE ET L'EUROPE

La Nouvelle Année 2017 débute entouré d'espoir et d'optimisme et dans une ambiance indéniable de fête généralisée à l'échelle de la planète. Ce spectacle de réjouissance universelle ou presque se voit néanmoins quelque peu terni par l'attentat d'Istanbul dans une boite de nuit des plus prisées de la capital turque fréquentée para des occidentaux. Tout semble indiquer qu'il s'agit d'un attentat islamiste -marque EI?-,bien que l'auteur court toujours, à l'heure où j'écris ces lignes. Parmi les victimes figure un jeune turco-belge en vacances là-bas, habitant la région flamande. Un acte de vengeance des groupes islamistes contre ce qui leur semble un retournent -ou de la trahison carrément- de la part du mandataire turc symbolisé dans son rapprochement envers la Russie de Putin suite à l'échec du coup d'état (voir photo) dirigé contre lui en juillet dernier? Le dénouement récent -juste avant Noêl- de la longue bataille d'Alep, par le triomphe complet de l'Armée de Bachar el-Assad qui aura été précédé de quelques mois par le retrait du soutien turc aux groupes rebelles, semble confirmer une hypothèse partagée d'ailleurs par tant d'autres. La Turquie m'avait toujours semblé -à moi comme à tant de gens- toujours étrangère à l'Europe et à la civilisation européenne, et trente ans de séjour en Belgique, ma foi, ne m'auront pas fait modifier mon point de vue là-dessus. Ce rapprochement russe-turque (en cours) pose néanmoins bien de questions, car il est indéniable que de même que l'Espagne de par son histoire -sillonnée de huit siècles de Reconquista- se trouve en première ligne de la confrontation historique entre la civilisation européenne et le monde musulman, c'est le cas aussi de la Russie actuel, héritière sous tant d'aspects de l'Empire des Tsars. Dans d'autres termes, les Turcs sont aux Russes comme les Marocains aux Espagnols. Et dans le problème indéniable que la Turquie pose au Européens, la Russie -qu'on le veuille ou pas- est appelé à jouer un rôle décisif en vue de sa résolution, à plus ou mois long terme